SYSTEM / MAI.2026
Pourquoi je n'utilise plus ChatGPT ou Claude.
Depuis trois mois, ChatGPT et Claude ont presque disparu de mon quotidien. Mon besoin d’IA reste là, mais il passe désormais par des outils capables d’agir directement dans mon environnement de travail.

Cet article explore l'évolution personnelle de l'utilisation d'IA, passant de ChatGPT et Claude à des applications intégrées comme Codex et Claude Code, permettant une interaction plus fluide et efficace. L'auteur souligne les avantages d'agents agissant direc...
Je n’utilise presque plus ChatGPT ou Claude
ChatGPT a longtemps été un réflexe pour moi. Depuis trois mois, je l’ouvre à peine. Mon usage de l’IA continue, avec un déplacement assez net vers des outils qui répondent moins dans un onglet et travaillent davantage dans mon environnement.
ChatGPT est devenu un réflexe de masse
Quand on parle d’IA grand public, ChatGPT reste souvent le premier nom qui sort. OpenAI indiquait le 27 février 2026 que plus de 900 millions de personnes utilisaient ChatGPT chaque semaine. À cette échelle, ChatGPT a dépassé le stade de l’outil testé par curiosité. Pour des millions de personnes, c’est devenu un geste banal.
Un mail bloque, on demande à ChatGPT. Un sujet paraît flou, on lui demande une explication. Une reformulation peut passer par lui, comme un plan ou une correction de code. Certains l’utilisent aussi pour préparer une réponse avant de l’envoyer.
Depuis 2020, les interfaces conversationnelles se sont multipliées. Claude, Gemini, Perplexity, Le Chat ou Copilot ont installé la même logique dans beaucoup de produits. Des assistants se retrouvent aussi directement dans des logiciels déjà utilisés au quotidien.
La situation actuelle tient en une phrase. Parler à une IA est devenu une action presque automatique.
Mon usage a quitté l’onglet de chat
Depuis trois mois, je réalise pourtant que ChatGPT et Claude ont presque disparu de mon quotidien. Le besoin d’IA reste là. Mes réflexes ont simplement changé d’endroit.
Avec une IA conversationnelle classique, on écrit une phrase et le modèle répond. C’est pratique pour clarifier, reformuler ou débloquer une idée. Aujourd’hui, j’attends autre chose. Je veux donner une consigne à une IA et la voir agir. C’est pour ça que je vais moins sur chatgpt.com et que je passe directement par des applications installées sur mon ordinateur.
Ça a commencé avec Copilot, puis Claude Code en CLI. Pour la première fois, j’ai utilisé une IA capable d’agir directement sur mon ordinateur. Les allers-retours entre chatgpt.com, claude.com et mes fichiers ont perdu leur intérêt. La différence se sent vite. L’IA travaille dans le même environnement que moi.
Les succès rapides de frameworks agentiques comme OpenClaw ou Hermes montrent que beaucoup de gens attendaient ce type d’application. Ces outils restent surtout utilisés par des profils techniques, les nerds de X ou de Reddit. Quand j’en parle autour de moi, beaucoup de personnes non tech ont du mal à croire qu’un agent IA puisse vraiment agir comme ça.
Avec Copilot, puis Claude Code, puis Codex récemment, la séparation entre moi et l’IA s’est réduite. Les outils réservés au terminal laissent peu à peu de la place à des applications desktop plus accessibles. Les agents gardent la capacité d’interagir directement avec notre environnement de travail.
Codex garde une logique proche de ChatGPT. Je lui parle, il répond, je corrige, il ajuste. Sa différence vient de son intégration à mon ordinateur. Il peut lire des projets, modifier des fichiers, exécuter des commandes ou ouvrir un navigateur. Il peut aussi vérifier des résultats, manipuler des documents et utiliser des connecteurs comme Gmail ou Drive.
Il est tellement connecté que j’ouvre à peine ma boîte email. Je demande simplement à Codex de lire mes emails et de préparer mes brouillons de réponse. Oui, oui…
Les agents arrivent sur le poste de travail
Tout le monde connaît ChatGPT. Beaucoup moins de personnes savent déjà qu’il existe des agents IA capables d’agir sur leur ordinateur.
Ces outils deviennent pourtant simples à tester. On les télécharge, on les lance, puis on observe ce qu’ils peuvent faire. Je sens que cette bascule vers des usages plus accessibles va compter énormément.
Beaucoup de gens utilisent encore ChatGPT pour demander une liste de lieux à visiter en vacances. Pendant ce temps, j’utilise Codex pour analyser mes conversations WhatsApp professionnelles et faire un suivi dans une feuille Google Sheets sur mon Google Drive.
Ces outils accélèrent aussi les échecs
J’adore l’époque dans laquelle on vit, parce que je n’ai jamais réussi à créer aussi vite. Je me suis quand même demandé si ces outils réduisaient ma stimulation intellectuelle. Après trois mois, ma conclusion va dans l’autre sens.
J’accomplis plus de tâches avec moins de friction. Créer un projet devient plus rapide. Mes projets sortent plus vite, même quand ils échouent plus souvent. Au final, je peux en lancer plusieurs dans un laps de temps réduit.
Avant, je lançais peut-être 5 projets dans l’année pour 1 qui réussissait. Aujourd’hui, je peux en lancer 5 par mois, avec 1 qui réussit. La réussite arrive plus vite. L’échec aussi. Ce rythme demande une nouvelle souplesse cérébrale et une nouvelle hygiène numérique. Il peut devenir addictif, parfois toxique.
Tester les agents avec des garde-fous
Quand l’usage se limite encore à discuter avec ChatGPT dans un onglet, on reste au début de ce que ces outils permettent. Codex, Claude Code ou d’autres agents méritent d’être testés, même brièvement.
La force de ces outils vient surtout de leur connexion à des écosystèmes entiers. Ils peuvent toucher aux fichiers locaux, au navigateur ou à Gmail. Drive, Slack, le calendrier, des scripts ou des plugins ajoutent encore d’autres points d’entrée.
Aucune recette magique ne permet de bien utiliser des agents. L’approche la plus solide consiste à expérimenter, corriger, relancer et donner le bon contexte. Le prompt parfait devient secondaire au démarrage. On teste, puis on ajuste;)
Le retour de flamme existe aussi. Qui dit grand pouvoir dit grande responsabilité. Ces outils restent des logiciels avec des droits, des erreurs possibles et des effets réels sur les données. Les histoires de dossiers importants supprimés avec l’IA ou de failles de sécurité ouvertes dans des contenus personnels circulent déjà largement.
Aller plus loin
Pour approfondir ce sujet, j’en parle aussi dans mon livre Le super pouvoir de l’IA, disponible en ligne et en magasin.
Sources
- OpenAI indique que plus de 900 millions de personnes utilisent ChatGPT chaque semaine
- Le repo open source de Codex CLI permet de regarder l’outil côté code